LETTRE OUVERTE A Jean-Paul PHILIPPOT, Administrateur Général de la RTBF (restée à ce jour, sans réponse)

Avertissement: Je viens d’apprendre que l’émission concernant « Les Dossiers Hissel » qui m’avait été annoncée pour le 4 juillet passe en fait ce prochain mercredi 20 juin.La programmation aurait-elle été changée ? Étant retraité je n’ai pu suivre l’évolution précise des choses mais cela ne change absolument rien au contenu de la LETTRE OUVERTE A JP PHILIPPOT, qui, s’il m’avait répondu, aurait pu m’éclairer sur la date exacte de cette re-diffusion.

EMBOURG, ce 5 juin 2012

À Monsieur Jean-Paul PHILIPPOT
Administrateur général de la RTBF
Boulevard Auguste Reyers, 52
1044 Bruxelles

Monsieur l’Administrateur,

Concerne : La rediffusion d’une émission par la RTBF

Je tiens à vous faire part de ma préoccupation concernant le cas de Maître Victor HISSEL.

Mes inquiétudes sont fondées sur le fait que j’ai appris tout récemment et de source sûre que, dans le cadre de son émission « DEVOIR D’ENQUETE » du 4 juillet prochain, la RTBF va procéder à la re-diffusion du reportage de 50’00 diffusé le 6 juin 2011 intitulé « Le dossier Hissel, le prix du silence » et dont le contenu est déjà apparu, à d’aucuns, partial, partiel, et à charge, uniquement, de Victor Hissel, qui, un an auparavant, fut déjà l’objet d’un autre reportage de 50’00, unilatéral, et sans qu’il ait eu la possibilité d’y répondre, diffusé le 22 septembre 2010, suite à sa condamnation en Appel.

Pendant cette longue période l’avocatVictor Hissela dû s’en tenir aux recommandations pressantes, des autorités de l’Ordre, de ne pas intervenir dans les médias, compte tenu, quoique père, de sa qualité d’avocat. Il s’est plié au devoir de réserve que lui imposaient et lui imposent encore des procédures toujours en cours. Lui-même n’a pas désiré, non plus, entrer en conflit ouvert avec son fils par l’intermédiaire des médias. Mais ce droit au silence, doit également être respecté par les journalistes et ne les dispensent pas de leur devoir d’analyse et d’objectivité.

Il est un principe, actuellement débattu d’une façon aiguë en ce qui concerne les informations en ligne sur Internet, mais dont la pertinence aurait dû s’appliquer depuis longtemps aux médias, tant nombre de personnes en ont souffert. C’est le principe du « droit à l’oubli » que semble renier toute re-diffusion en dehors de délais raisonnables.

J’ai personnellement été impliqué dans la production de la série d’émission « Faits divers TV », qui fut respectueuse de tout antagoniste, alors que des malheurs, des états psychologiques, des réputations étaient chaque fois en jeu. Jamais je n’ai accepté de procéder à une rediffusion sans en avoir averti les principaux acteurs et obtenu d’eux leur consensus.Victor Hisseln’a jamais été consulté.

Mais il est un autre principe énoncé par des spécialistes du droit pénal : « le but d’une condamnation et d’une peine est de permettre la réhabilitation à terme » . Et donc il existe un droit fondamental à vivre l’apaisement qui doit permettre de se reconstruire une vie familiale et sociale après condamnation.

Cette re-diffusion, qui ne fait même plus partie de la liberté d’informer, puisque totalement redondante, et qui va s’accompagner de communiqués de presse et de bandes annonces, ne va pas dans le sens de l’apaisement nécessaire dans une période cruciale où une instance disciplinaire d’appel doit encore décider de l’avenir professionnel deVictor Hissel, – la RTBF voudrait-elle faire pression, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement !

Il est cependant est d’autres motifs de préoccupation.

Cette démarche est d’autant plus déroutante et contestable qu’à de nombreuses reprises la RTBF a souligné que Romain HISSEL était une personnalité fragile et nécessitait des soins.

Le simple bon sens devrait considérer qu’être à nouveau hyper-médiatisé et utilisé pour donner « sa » version et « sa » vision de son père, ne saurait d’aucune manière bénéficier à Romain HISSEL. Et on peut se demander quel psychologue ou psychiatre pourrait soutenir le contraire.

En conclusion, et comme je sais que les changements de mentalité, individuels ou institutionnels, sont souvent le fait de la résistance de certains, dans des cas particuliers, je me permets de formuler une demande pressante pour que la RTBF montre qu’elle peut promouvoir une information digne, dans la responsabilité et la qualité, et qu’ainsi elle soit pionnière dans le respect des principes repris, entre autres, dans la déclaration européenne des Droits de l’Homme et la Constitution belge et notamment

– Droit à mener une vie conforme à la dignité humaine

– Droit de ne pas être exposé à des traitements inhumains et dégradants

– Droit à un procès équitable

– Droit au respect de la vie privée

Je laisse à la RTBF, à son Administrateur général, à la Direction de l’information et à ses Unités de production le soin de montrer le degré d’humanisme dont elle est capable

José DESSART
Journaliste.
Auteur du blog « Humeur et respects »
118, voie de Liège
4053 EMBOURG

Cette lettre ouverte est envoyée également à

  • MonsieurJean-Pierre JACQMIN, Directeur de l’Information à la RTBF
  • Monsieur Daniel Brouyère, Directeur de l’Unité de Production Magazines
  • MessieursGérard RoggeetRobert Neys, Co-Editeurs du Magazine Devoir d’Enquête
  • MonsieurAlain Gerlache, Secrétaire général de la CTF, Chroniqueur et spécialiste des Médias à la RTBF
  • MonsieurMarc JANSSEN, Président du CSA
  • MonsieurAndré LINARDSecrétaire Général du CDJ
  • MonsieurMarc Lits, Directeur de l’Observatoire du récit médiatique, UCL
  • MonsieurJean-Jacques JespersChercheur en communication et déontologie des médias, ULB
  • MonsieurBernard Hennebert, coordinateur de l’ATA, (association des téléspectateurs actifs)
  • MonsieurEric LEMMENS, le Bâtonnier de l’ordre des Avocats du Barreau de Liège
  • MonsieurPatrick HENRY, ancien Bâtonnier de l’ordre des avocats du Barreau de Liège
  • MonsieurRobert DE BAEDERMAEKER, Président de l’OBFG
  • MonsieurJean-François ISTASSEPrésident de la Commission de la Culture et de l’Audiovisuel
  • MadameFadila LAANAN, Ministre de la Culture et de l’Audio-visuel

CDJ. Déposer plainte au Conseil de Déontologie Journalistique : cela vaut-il encore la peine ?

J’entreprends aujourd’hui de publier ma réponse à l’avis donné par le Conseil de Déontologie Journalistique  à trois plaintes que j’ai déposées respectivement contre

– la RTBF pour la diffusion de six séquences ( dans le JTV  et les JP radio) le 28 et le 29 avril 2011

– la RTBF pour la diffusion d’une séquence dans le JTV  de 13h00 du 17 juin 2011

– et RTL-TVi pour la diffusion d’une séquence du magazine Indices du 4 mai 2011.

et ce dans le traitement de la double affaire Hissel (celle de Victor et celle de Romain)

N.B. Pour assurer la transparence de ce dossier le visiteur peut prendre connaissance de l’avis rendu, le 14 septembre 2011, par le CDJ à ces trois plaintes (déclarées non-fondées), regroupées sous la référence 11-23,  sur le site du CDJ (http://www.deontologiejournalistique.be/)     

11-23 Dessart c RTBF JT et JP et c RTL _Indices_ avis final

Encore un petit effort pour une véritable déontologie journalistique.

S’il s’agit bien, comme l’annonce le CDJ en parlant de ses missions,  de codifier, affiner et compléter les règles déontologiques alors je pense que cette analyse peut être utile.

Pour la prise en compte complète du processus de communication

Disons le d’emblée, au vu des avis rendus aussi bien dans la cas de la plainte 11-15 (RTBF, Diffusion dans le JTV de 19h30, d’une séquence sur une nouveau produit « Jupiler Force ») que dans la plainte 11-23, que l’actuel Conseil de Déontologie Journalistique ne tient aucun compte de la façon dont les messages véhiculés par les médias sont perçus par le public.

Le champ d’investigation du Conseil se limite strictement aux mots écrits, aux paroles prononcées,  en les isolant du contexte audio-visuel qui ne forme, avec l’expression verbale, qu’un tout.

N’est-il donc pas pensable que l’analyse de l’attitude journalistique en radio et,  qui plus est, en télévision, comprenne l’ensemble des données dont le montage, le mixage, la couleur, l’intonation, le commentaire, la mise en onde musicale, la succession des plans, qui peuvent à tout moment dire autre chose, sinon le contraire, des mots prononcés.  Mais dès que l’on peut se référer à ces mots, hop, c’est un alibi imparable : cela a été dit (de quelle façon ?) et  si cela suffit à justifier non fondement d’une plainte, tant pis si le public a mal compris. Aucune autre investigation, aucune question à débattre,   l’autorégulation confine à  l’autojustification.

Pour une interprétation loyale de la plainte.

A lire et à relire la façon dont le résumé de la plainte 11-23 est rédigé, dans l’avis donné par la CDJ, et à le comparer à la plainte elle-même je me sens obligé de faire des remarques sévères sur l’édulcoration et les lacunes  qui en résultent. De plus,  le fait d’avoir joint les trois plaintes me paraît  avoir permis des amalgames et des omissions, dans l’avis rendu.

 La jonction des 3 plaintes et ses conséquences  néfastes.

A titre d’exemple des conséquences  perverses de cette jonction qui mélange tout, je prends un extrait dans le paragraphe 2 de l’avis rendu . L’amalgame est patent puisque l’on justifie six séquences de la RTBF (des 28 et 29 avril) , mises en en cause dans la première plainte, par une séquence postérieure de RTL-TVI (4 mai), mise en cause dans la troisième plainte.

Lorsque l’avis rendu dit : «  Dans l’émission INDICES, des experts expliquent que même si ces faits sont inexacts, la conviction de leur véracité peut expliquer certains actes » ce n’était pas le fait de  la diffusion en batterie des extraits de l’interview de Romain Hissel  par la RTBF, car ces experts n’y étaient pas…et pour cause !

Ce qui est dénoncé dans la première plainte, et qui ne concerne que la RTBF, c’est le manque de mise à distance par rapport  aux assertions de Romain Hissel. Aucun élément ne le permet.  Sur ce point, je ne connaîtrai donc jamais l’avis du CDJ, circonstancié et motivé par des arguments tirés des séquences de la RTBF, elles-mêmes, puisque l’on me répond avec, uniquement, les arguments émis par RTL , dans un autre temps !

J’appelle cette amalgamation, (justifier  ce qu’une séquence d’une chaîne TV ne dit pas, par ce qui est dit dans une séquence d’une autre chaîne TV à un autre moment) sinon de la malhonnêteté intellectuelle, un manque total de logique et de rigueur : une déficience intellectuelle désarmante.

Je voudrais cependant connaître avec précision les éléments des séquences télévisuelles et radiophoniques, relatives  à la rafale de diffusion d’extraits de l’itv de Romain Hissel, des 28 et 29 avril, qui pourraient justifier,  au paragraphe 2 de l’avis rendu :«  Les journalistes (Qui? De quelle chaine ?ndr) n’affirment pas que Victor Hissel est coupable de tels actes, mais bien que son fils a été influencé par la conviction que son père en était l’auteur. »

Quels sont les termes employés, dans les séquences,  pour l’affirmer (dans les six séquences diffusées par la RTBF  les 28 et 29 avril, et j’y insiste !) et qui permettent au CDJ  de pareilles assertions ?

De même quand le CDJ dit,  dans le paragraphe 3 de son Avis  : «  Le point de vue de Me Hissel a cependant été exprimé », c’est un mois après que, dans l’émission complète de  DEVOIR D’ENQUETE,   Sandra Berbuto, avocate de Victor Hissel, peut donner le point de vue de son client, « qui est de s’astreindre au silence pour laisser à son fils tous les moyens possibles de se défendre« [1]. Dans la diffusion des six séquences de la RTBF les 28 et 29 avril 2011 cela n’apparaît aucunement !

Les éléments factuels eux-mêmes sont ainsi, si ce n’est manipulés, du moins méprisés et altérés.

NON RESPECT DE LA PREMIERE PLAINTE

Le point principal de ma première plainte était contenu dans la mise en question numéro cinq et était très clair : laisser dire à Romain Hissel que son père représentait un danger pour les enfants d’une compagne alors que tout indiquait dans le dossier et dans les faits qu’il n’en était rien, est une attitude journalistique qui trahit la vérité des faits.

J’ai insisté sur l’importance de ce point dans le courriel du 24 mai 2011.

Curieusement ce point n’apparaît pas dans le résumé de la première plainte.

(Voir en Annexe 1 le tableau comparatif)

 Ainsi dans la transposition de ma plainte je ne retrouve que la première partie du mobile donné par Romain Hissel pour expliquer son acte. Or il y a dans l’explication donnée par Romain un élément lointain et un élément rapproché.

Pourquoi l’élément rapproché n’est-il pas repris dans le résumé de la plainte ?

L’articulation des deux parties fait son mobile. C’est tellement essentiel que ce sont ces deux éléments là qui ont été retenus par les journalistes et diffusés en radio et en télévision  multipliant la diffusion de ces éléments par cinq. (Voir Annexe 2 : retrancriptions  d’extraits de deux séquences)

On constate donc que, même s’il est répété chaque fois que «  Victor Hissel nie cet abus aujourd’hui prescrit » ( élément lointain et hypothétique qui aurait exigé un conditionnel !), aucune clarification ni mise au point ne permet à l’auditeur, ou au téléspectateur, de relativiser le deuxième élément : la menace actuelle sur les enfants. de la compagne.

Ne pas traiter ce point, de la part du CDJ, est ce que je pourrais appeler une « scotomisation » (lacune dans le champs visuel).

La même lacune existe dans le résumé de la deuxième plainte en guise de rappel. Non, le mobile de Romain Hissel ne se résume pas à « avoir appris que son père aurait commis un abus sur mineur ».

Dès lors le paragraphe 3 de l’Avis rendu par le CDJ est totalement incomplet par rapport à la plainte et participe du même phénomène de scotomisation  en ne prenant en considération que l’élément lointain (parce que c’est le seul à propos duquel les journalistes ont un alibi : ils ont pu dire « Victor Hissel nie »)

 

NON RESPECT DE LA DEUXIEME PLAINTE

Concernant la deuxième plainte (RTBF,La Une,, JTV,13h00 du 17 juin 2011), on peut même constater que l’avis n’en parle même pas.

Par empressement ? Par manque de temps ?

Il faudrait dès lors considérer que le CDJ reprend à son compte la non-réponse de la RTBF  qui s’estime « victime d’un acharnement de la part du plaignant ».

C’est un comble : se plaindre d’un acharnement médiatique serait considéré comme un acharnement !?!

Aucune considération n’est émise sur la plainte, càd aucun respect pour le plaignant qui s’est quand même fendu d’une rédaction très documentée et circonstanciée, articulée sur un concept qui ne semble pas avoir ému le CDJ et qui pourtant fait partie des moyen de manipulation de l’information : le mélange de temporalité. (Voir Annexe 3)

Cet  élément  me paraît essentiel dans la deuxième plainte (et je l’ai fortement souligné) Le journaliste dit : «  …il venait d’apprendre que Victor Hissel s’en était pris sexuellement à un enfant, ce que Me Hissel toutefois nie… »

Cette formulation laisse supposer que l’élément lointain et hypothétique (l’abus)  a été commis dans un temps quasi actuel.

Ce passage est terriblement ambigu, cela me saute aux yeux. Et je suis même amené à penser que cela a sauté au yeux de certains autres puis que, dans le JTV de 19h30, cette séquence a été rediffusée mais sans ce passage !

Il me plaît donc de demander un second avis au Conseil de Déontologie Journalistique par cette question : « OUI OU NON  CETTE FORMULATION INDUIT-ELLE EN ERREUR ? »

 NON RESPECT DE LA TROISIEME PLAINTE

J’ai peine à comprendre cette lapalissade  au paragraphe 5 de l’Avis :«  Dans l’émission Indices, les scènes évoquées par un jeu d’acteur sont présentées comme la mise en image des affirmations de Romain Hissel. »

 Cette perle, confrontée avec l’extrait suivant de ma troisième plainte, devient d’une naiveté suffocante:

 2. Sur les scènes reconstituées.

Elles sont des moyens de réalisation, mais dans ce cas elles apparaissent comme un palliatif employé pour compenser la fragilité du témoignage.

 Elles prétendent traduire en image une parole. Mais à partir du moment où il faut dire à  un acteur comment il doit se déplacer,  à partir du moment où il faut choisir  ce qu’il doit y avoir dans l’image, il faut décider. Et dans cette décision se retrouvent tous les a priori, dans la mesure où elle n’est soumise à aucune analyse critique. Par contre lorsque l’on lit sur les forums la réaction des spectateurs, on ne peut nier l’effet de vérité obtenu. On retrouve des phrases comme : « Avec ce qu’il a fait… ! Et on l’a vu dans l’émission… ! »

  (extrait de la troisième  plainte concernant l a séquence du magazine « Indices »  de RTL-TVI du 4 mai 2011)

C’est justement, faut-il le rappeler,  parce qu’elles donnent un degré de réalité que les paroles n’ont pas,  que ces scènes artificiellement reconstituées sont discutables et mises en questions. Mais le CDJ ne semble pas prêt à en discuter. Dommage que tout cela soit baclé.

Et cela m’amène à une triple question finale  qui dépasse cependant le cadre de ces trois plaintes :

  1. Oui ou non, le CDJ est-il susceptible de prendre en considération  et de respecter les plaintes et les plaignants,  par une réponse point par point, arguments à l’appui, par des citations provenant des séquences incriminées  elle-mêmes, sans mélanger une diffusion avec une autre ?

  2. Oui ou non, le CDJ  peut il enfin se mettre à l’heure des médias audio-visuels  en intégrant dans une même analyse l’entièreté des moyens de sons, d’images   et de paroles que le destinataire du message reçoit comme un tout ? ( n’importe quel étudiant d’école de communication le sait  et les citations livresques  sont innombrables à ce sujet ! )

  3. Enfin, le CDJ est-il prêt à consacrer à l’examen des plaintes le temps necessaire pour  en chercher les  arguments qui peuvent faire progresser la déontologie journalistique vers une amélioration et un affinement des règles de communicationavec le public ?Il me semble évident que la déontologie journalistique ne peut occulter l’aspect du décodage du message dans toutes ses dimensions audio et visuelles et, qu’entre sa fabrication par les producteurs de contenus et la réception du sens du message par par le public il est urgent d’établir des règles de loyauté. Si l’on veut vraiment faire comprendre quelque chose au public tous les moyens sont là !  Et j’estime que si le public comprends mal, la responsabilité en revient aux producteurs !

 Ce 25 octobre 2011

Joseph Dessart, Journaliste retraité

ANNEXE 1

Rédacteur:  J.DESSARTPlainte RTBF( diffusion : 28 et 29 avril 2011)Cinquième mise en question. Toutes les déclarations de Romain Hissel, reprises sur les antennes de la RTBF, ont été examinéespar la Juge d’Instruction en charge de son dossier et sous le contrôle du Parquet, qui pouvaitdemander tout devoir complémentaire. Aucune poursuite n’a été entreprise, sur la base des élémentsdu dossier, à l’encontre de Victor Hissel.Ne faut-il dès lors pas se poser la question de savoir pourquoi la justice n’a pas trouvé utile depoursuivre ? Ne pas y répondre c’est laisser le public se poser la question : la justice protègerait-elleun dangereux pédophile, quod non ?Il faut savoir que les éléments mêmes du dossier démentent qu’il ait pu exister une quelconque menace sur les enfants d’une prétendue nouvelle compagne de Victor Hissel. Cette menace, invoquée par Romain Hissel comme explication principale de son passage à l’acte, n’a donc jamais existé, même s’il a pu y croire en raison de son état.  La journaliste connaît-elle bien le dossier qu’elle prétend traiter ? Si c’est non, c’est très grave. Si c’est oui, alors il y a faute pour manque d’objectivité et d’honnêteté.  Rédacteur: le CDJ Résumé de la plainte RTBF (diffusion : 28 et 29 avril 2011)Le plaignant  Le plaignant exprime des « mises en question » qu’on peut résumer comme suit :- présenter l’interview comme exclusive est abusif. La RTBF l’avait programmée pour le 1er juinet en a diffusé des extraits plus tôt pour anticiper sur la concurrence ;- Victor Hissel, largement accusé dans l’interview, n’a pas été contacté et n’a pu donner sonpoint de vue ;- l’information diffusée sous forme d’interview est unilatérale, partiale, sans mise enperspective, sans contextualisation et sans prise de distance ;- l’accusation d’abus sur mineur n’a pas été retenue en justice ; en ne le précisant pas, la journaliste manque soit d’objectivité, soit d’honnêteté.   Certaines « mises en question » ne s’adressent pas au CDJ ; elles ne sont pas abordées dans cet avis. 

 

ANNEXE 2

JP 18h00 RTBF Première 28 avril 2011.  Extrait
Chapeau : «  Dans quelques jours le fils de l’avocat sera jugé pour sa tentative de parricide en avril 2009. Nos collègues du magazine TV « Devoir d’Enquête » ont pu rencontrer Romain Hissel et pour la première fois, il s’exprime sur les raisons  qui l’ont poussé à vouyloir tuer son père. C’est pour lui l’aboutissement  de longues années de souffrance. Il dit avoir  il dit avoir voulu protéger des enfants du comportement pervers de son père, écoutez-le, il est interrogé par Nathalie Papleux.
ITV Romain : «  Avec ma mère, ils sont en cours de séparation et lui retrouve une relation, une dame qui a des enfants en bas âge, et heu, après ça, ma mère m’apprend qu’il a commis des actes sur un de mes oncles,  un des frères de ma mère, et donc ben là, maintenant ce n’est plus juste des consultations, il y a eu passage à l’acte,  ça s’est passé il y a très longtemps, donc on ne sait même pas s’il y a eu d’autres passages à l’acte, depuis, et donc je dis à ma mère et à ma sœur que bon, maintenant qu’on sait,  il faut quand même prendre des mesures pour éviter qu’il aille commettre des actes sur les enfants de cette dame, voilà  sur le moment et dans l’état dans lequel j’étais, je me suis dit :  « il faut que je mette fin à ses jours quoi,… ». J’essaie de résister, de voir les autres possibilités que j’ai, mais…je ne suis pas sobre, je ne vois plus d’autres solutions quoi… »
Retour Studio Voilà l’interview, un extrait de l’interview  de Romain Hissel.  Son père nie avoir commis cet abus aujourd’hui prescrit. Vous pourrez découvrirl’intégrité de cette interview lors du « Devoir d’enquête » prévu  le 1er juin prochain.

Et dans la séquence télévisée de la veille(JTV, 19h30, 28 avril 2011)

La journaliste : En février 2008 Victor Hissel est inculpé pour la consultation de ces sites. Le couple Hissel divorce.  L’avocat  entame alors une liaison avec une femme, mère de trois enfants. La révélation d’un ultime secret de famille va alors provoquer la descente azux enfers de Romain. Avant l’affaire dutroux Victor Hissel aurait abusé d’un enfant de 12 ans, le plus jeune frère de la mère de Romain.
ITV Romain : Ma mère m’apprend qu’il a commis des actes sur un de mes oncles, un des  frères de ma mère…bon là c’est plus seulement des consultations, il y a eu passage à l’acte
La journaliste : Qu’est-ce quoi vous préoccupe le plus à ce moment là ?
ITV Romain : Ben en fait, c’est à moi d’agir, puisque personne ne veut rien faire, puisque lui ne veut pas se soigner, tant pis moi je n’ai plus rien à perdre,  on va essayer de faire en sorte qu’il ne gache pas la vie à des pauv’gosses qui n’ont rien demandé, voilà quoi
La journaliste :  Victor Hissel nie cet abus aujourd’hui prescrit. Mais Romain anéanti par toutes ces années de souffrance ne résiste plus…etc…

 Annexe 3

Extraits de la deuxième plainte concernant :
JT de 13h00 de ce 17 juin 2011, pour le traitement médiatique de la « Cavale de Romain Hissel ». Objet : Disproportion de l’information et calomnie.

Pour rappel, après avoir été médiatisé à l’excès (excès dû à une surenchère à « l’exclusivité » indécente, entre l’émission Indices de RTL-TVI et le magazine Devoir d’enquête de la RTBF) le jeune Romain Hissel s’est enfui de l’établissement de soins psychiatriques qu’il avait rejoint librement pour la deuxième fois depuis son acquittement par le tribunal correctionnel de Liège (Jugement frappé d’appel par le Parquet).Le fait d’en faire le premier sujet d’un journal télévisé est un choix éditorial qui montre la disproportion des enjeux réels de l’information en ce qui concerne ce que l’on peut appeler la sur-médiatisation de tout ce qui concerne la famille Hissel, et principalement lorsque la possibilité est entrevue par les journalistes de mettre en cause le père, Victor Hissel.  Lire la suite