Je suis triplement concerné par le récit que je vais vous faire. D’abord comme ami de Victor Hissel, et vous tous qui avez suivi ce Blog « Humeurs et respect » vous savez à quel point j’ai voulu réagir contre tous les excès de presse et de procédures judiciaires et disciplinaires qui ont été bien au-delà de ce qu’un justiciable, même avocat, pouvait attendre de la justice et des médias.
Ensuite parce que, depuis février 2013, je l’accompagne toutes les semaines, le dimanche à la Piscine de Herstal, lieu central de cette nouvelle affaire qui dément le titre : « Victor Hissel, fin de saga » que je croyais être le dernier de ce Blog.
Et enfin parce que l’acharnement du milieu judiciaire liégeois, aidé par la presse locale, ne fait que montrer dans toute la procédure que :
INNOCENT, VICTOR HISSEL
EST DEJA CONDAMNÉ D’AVANCE
CHAPITRE 1
LA PRECIPITATION DU PARQUET: une arrestation sans infraction.
Il faut savoir d’abord que Victor Hissel se rend depuis vingt ans, une fois par semaine, généralement le dimanche, à la piscine d’Herstal, où il fait ses 80 longueurs, en 50 minutes quand il est en forme, 60 minutes quand il ne l’est pas. Depuis trois ans je l’accompagne, je nage aussi (20 longueurs !) et cela me fait beaucoup de bien. Pour moi tout était normal, et en trois années, il ne s’était jamais rien passé, jusqu’au jour, c’était un Lundi vers 13h00, où j’ai reçu un coup de fil de la police judiciaire fédérale de Liège, qui voulait m’entendre. Que s’était-il donc passé ? Le matin même Victor Hissel avait été privé de liberté.
Une arrestation fondée sur RIEN.
C’était donc un dimanche soir, le 20 mars 2016. Vingt Minutes après le dépôt d’une plainte, par une jeune dame de 26 ans, au commissariat de police de Herstal, trois officiers de la police judiciaire se présentaient au domicile de l’avocat Victor Hissel. Il était absent.
Dans leur rapport au Parquet du Procureur du Roi ils notèrent ce détail souligné par eux, car rien n’échappe à ceux qui mènent une grave enquête criminelle :
Notons que lors de notre passage dans le hall d’entrée, nous avons constaté que du linge de bain séchait sur le radiateur du hall. soit un essuie de bain vert/bleu. un slip de bain bleu et un bonnet de bain en tissu blanc et noir. Nous avons quitté les lieux à 21.40 heures.
C’est le lendemain matin, le lundi 21 mars, à 9h53 que Victor Hissel fut arrêté, en plein Palais de Justice, au moment où il s’apprêtait à plaider. Mis immédiatement au secret au poste de sécurité du Palais, il est transféré dans les locaux de la Police Judiciaire Fédérale, où il fut interrogé, en présence de son avocat, Me Masset (procédure « Salduz ») à partir de 12h55.
Question : Après la communication succincte des faits pour lesqueis vous êtes entendu, souhaitez vous effectuer un récit spontané
des faits survenus à la piscine de Herstal ce 20.03.2016
Réponse : Je conteste fermement toute cette histoire ainsi que ces accusations
L’interrogatoire dure jusqu’à 15h15, en ce comprises trois interruptions ainsi notées dans le PV d’audition :
A 14 h 00, interrompons le cours de la présente audition afin d’aviser l’Office du Procureur du Roi du résultat de la présente audition ainsi que des devoirs actuellement en cours
A 14 h 50, informons le comparant de la décision du Procureur du Roi quant au maintien de la privation de liberté en vue de permettre l’exécution des devoirs urgents ainsi que de nouvelles directives
A 15 h 00, nous recevons un nouvel appel téléphonique de Mme le 1er Substitut COLLIGNON, laquelle nous prescrit de déférer l’intéressé au Parquet
Nouveau transfert sous escorte de la police judiciaire fédérale vers le palais de Justice, où, sur réquisition de Mme le 1er Substitut, Victor Hissel est déféré devant un juge d’instruction.
Il est 16h25, ce lundi –là, lorsque l’avocat entre dans le cabinet du Juge, qui, après un nouvel et très bref interrogatoire inculpe Victor Hissel à 16h35, et rédige une ordonnance de maintien en liberté sous condition, 1/ de ne plus fréquenter la piscine d’Herstal pendant trois mois, et 2/de n’avoir aucun contact avec la presse pendant trois mois. Victor Hissel quitte le cabinet du juge à 16h37
A ce moment là les auditions des témoins sont toujours en cours.
Mon audition se termine à 17h45
Celle du premier maître nageur qui n’a rien vu et et qui n’a rien à reprocher à Victor Hissel, se termine à 17h52.
Le second maître nageur n’a rien vu non plus et n’a rien, non plus, à reprocher à Victor Hissel. Son audition se termine à 18h30.
C’est dire que lorsque le Juge d’Instruction inculpe Victor Hissel à 16h35, il ne tient compte d’aucun élément à décharge : uniquement la plainte de la dame, la proclamation d’innocence de Victor Hissel, et une plainte déposée par lui pour dénonciation calomnieuse.
Pourquoi cette précipitation ?
Qu’y aurait-il donc dans la plainte initiale qui justifierait cette répression pénale conduite par le parquet de Liège, qui n’avait aucunement l’obligation de mettre l’affaire à l’instruction[i] ?
Le PV INITIAL : aucune infraction !
Le PV initial porte le numéro LI 37 L3.2321/16. Il est rédigé par un inspecteur de la Zone de police de Herstal. Il concerne la plainte d’une jeune dame de 26 ans, venue au commissariat avec son père et son frère.
La jeune dame prétendait avoir été touchée par un nageur au niveau des fesses et une seconde fois au niveau de la poitrine, un an et demi environ, avant qu’elle ne se présente, ce dimanche 20 mars 2016, au commissariat de la rue Pépin de Herstal. Elle avait demandé à son frère de voir si ce nageur la suivait. Elle prétendait que ce nageur nageait encore à côté d’elle, et qu’en changeant de couloir, le nageur en question faisait de même.
Pourquoi venait-elle en parler, ce dimanche-là, à 17h53 ?
Parce que le matin-même, à la piscine, elle avait « senti » la même chose, cette fois-ci, uniquement au niveau des fesses, et reconnut, avec son frère, le nageur qui l’avait incommodé, selon elle, un an et demi auparavant.Dans sa plainte, qui englobe son premier récit et le second, cette dame ne donne aucun nom, mais se dit capable de reconnaître ce nageur ! [ii] Voici l’intégralité de cette déposition PV INITIAL 002321/16
Le père n’a rien vu.
Le nom de Victor Hissel sera donné par le père de la jeune dame, venu en même temps qu’elle au commissariat de la Zone de Police de Herstal.
Son audition débute donc le même jour à 18h38.
Alors que je nageais de mon côté j’ai été apostrophé par ma fille qui m’a désigné un homme nageant lui aussi.
Je précise d’emblée que j’étais au courant de ce qu’il s’était passé il y a environ un an et demi. Elle m’a alors expliqué que cet homme venait de recommencer son manège.
Il n’a rien vu, mais l’homme que lui désigne sa fille, il le reconnaît :
Je l’ai abordé avec l’intention de lui faire part des légitimes griefs que je portais à son
encontre. J’ai à cet instant seulement reconnu cet homme avec certitude ; il s’agit de maitre Victor HISSEL. Je suis formel.
Il a d’emblée nié ce que je lui reprochais.
Le frère n’a rien vu non plus.
C’est seulement une fois revenu à la maison que suite aux propos de mon père quant à l’identité de cet homme qu’une rapide recherche sur internet m’a permis de l’identifier à mon tour.
J’ajoute enfin que je n’ai vu à aucun moment donné les gestes déplacés qu’il aurait fait à l’égard de ma soeur mais par contre je confirme bien que cet individu suivait systématiquement ma soeur lorsqu’elle a changé de couloir à deux reprises la première fois qu’il l’avait importunée.
A ce stade aucun terme de cette plainte familiale n’indique une infraction de telle que le Code pénal le prévoit en son article 373, concernant l’attentat à la pudeur sur majeur qui implique automatiquement, c’est ainsi qu’est rédigé l’article : « violence, contrainte et et menace ».
Mais voilà, dans la déposition de la plaignante, adulte ( 26 ans), il n’y a aucune trace de violence, de contrainte ou de menace.
Alors, pour quelles raisons poursuivre Victor Hissel ?
Justement, parce que c’est Victor Hissel !
Puisqu’il n’y a ni violence, ni menace constatée, on va laisser planer un doute : victime, âge inconnu !
C’est ce qu’écrivent les policiers de Herstal en tête de leur rapport, et cela justifie que l’on transmette au Parquet !
Avis au parquet
Faits
CP 372,374 Attentat à la pudeur, sans violences ni menaces, avec qualité de l’auteur et âge de la victime inconnus
Le 20/03/2016 à 11:00 h.
A : Belgique, 4040 HERSTAL, Large Voie , (Piscine / solarium)
Cette mention « sans violences, ni menaces », reprenant textuellement l’article 372 du Code Pénal qui concerne l’ attentat à la pudeur sur mineur, jointe à la mention « âge de la victime inconnu » laisse supposer que la plaignante pourrait être mineure.
Mais la plaignante ayant 26 ans, le parquet sera bien obligé de faire corriger la qualification de l’inculpation, en transmettant le dossier à un juge d’instruction bien à l’écoute :
2.- L’INCULPATION :
J.I. : nous vous signifions qu’en raison de l’existence d’indices sérieux de culpabilité, nous vous inculpons d’avoir :
A Herstal, le 20 mars 2016, commis un attentat à la pudeur avec violences ou menaces
sur la personne de ![]()
Mais le Parquet avait suggéré au Juge d’Instruction la jurisprudence de la Cour de Cassation, qui, avant d’être introduite dans la loi, associe la « surprise et la ruse » aux conditions de l’infraction prévue par l’art.373.
Qu’à cela ne tienne, c’est sur cette base là que l’on va poursuivre.
Mais pour cela il faudra obtenir du Juge d’instruction qu’il fasse ré-auditionner la plaignante pour qu’elle soit plus « précise »!
CHAPITRE 2
Interdiction de tout contact avec la presse !
Cette condition de libération illégale[iii], n’a cependant pas empêché la presse de parler de la privation de liberté de Victor Hissel. Mais à partir d’autres sources évidemment !Celui-ci avait demandé, par l’intermédiaire de son avocat, que son dossier soit mis sous embargo. Mais dès le mercredi matin, 23 mars 2016[iv] à 9h16, apparaissait le nom de Victor Hissel au pilori d’un titre d’article où le nom de Philippe Dulieu, Procureur du Roi de Liège, était cité comme source.
Une presse sous influence.
Le Procureur devait, en effet donner, le 23 mars au matin, une conférence de presse concernant la demande, par le Parquet, de la levée de l’immunité parlementaire du député Alain Mathot . Il en profita pour donner deux informations: une sur le dossier Victor Hissel, sans motif particulier, et sans l’accord du juge d’instruction, et l’autre sur le dossier de Romain Hissel, le fils que son père n’avait plus vu depuis des mois, pour des faits, totalement indépendants, s’étant déroulés à Namur. Ce qui permit à la rédaction de Sud-Presse d’amalgamer le tout en un seul titre, comme si il y avait un lien de cause à effet !

Mercredi 23 mars 9h16
Attentat à la pudeur commis « avec des violences« ?
Comment se fait-il que les journalistes puissent faire croire au lecteur qu’il y aurait eu « des violences » ? Et pas seulement ceux de Sud-Presse, mais sur le site de la Libre Belgique on pouvait lire :« Cette fois, la plaignante lui reproche une attitude plus que déplacée, assortie de violence ». Cela ne correspond à rien qui puisse se trouver dans la plainte de la jeune femme.
Alors voici : je suis moi-même journaliste (retraité) et ces procédés m’ont vraiment indisposé !
Aussi ai-je écrit au Conseil de Déontologie Journalistique pour porter plainte :
Plainte au CDJ pour IMPUTATION CALOMNIEUSE, concernant l’article de La Meuse.be du 23 mars 2016 paru sur le site à 9h16.
«On le suspecte d’attentat à la pudeur avec des violences ». Les déclarations de la plaignante ne contiennent aucune allusion à des violences quelconques. Aucun témoignage ne peut venir au secours des journalistes pour soutenir ce mensonge calomnieux appuyé par l’emploi de l’article indéfini « des » (violences). Si les journalistes invoquent leur source pour justifier cette désinformation du public, on doit alors se poser la question, à la fois de la partialité de la source, et du manque d’indépendance et d’esprit critique des journalistes par rapport à la source.Réponse du Conseil de déontologie journalistique :
Le CDJ estime toutefois que, lorsque le journaliste rapporte que la privation de liberté de Victor Hissel a eu lieu parce qu’« on le suspecte d’attentat à la pudeur commis avec des violences sur une jeune femme », il déforme l’information dont il a connaissance. L’usage du terme « violence » peut certes, dans ce contexte, renvoyer un chroniqueur judiciaire averti à la teneur de l’art. 373 du Code pénal (qui évoque l’éventualité, parmi d’autres, d’un attentat à la pudeur commis avec violence), mais il n’en va pas de même pour la majorité des lecteurs. Dès lors que la formule « avec des violences » ne fait pas clairement référence au texte du Code pénal qui justifie l’inculpation, elle donne à penser que V. Hissel aurait porté atteinte à l’intégrité physique de la jeune femme, ce que rien ne permet d’affirmer. Les articles 1er (respect de la vérité), 3 (déformation d’information) et 4 (prudence / approximation) du Code de déontologie ne sont pas respectés.
Il est vrai que l’énoncé de l’article 373 du Code Pénal en ce qui concerne l’attentat à la pudeur contre un majeur, est indissociable de la formule « …commis sur des personnes ou à l’aide de personnes de l’un ou de l’autre sexe, avec violence, contrainte, menace, surprise ou ruse… », ce qui ne veut pas dire, ce qu’exclut la plainte de la dame elle-même, qu’il y aurait eut «des violences» ou une attitude «assortie de violence», comme l’écrivent les journalistes trop empressés de faire correspondre les circonstances qu’ils imaginent avec la représentation désatreuse qu’ils se font de Victor Hissel.
Revenons à l’article de
Entendu sur les faits, Victor Hissel a été présenté au juge d’instruction qui l’a libéré sous conditions strictes. Notamment celle de se faire soigner. Contacté par téléphone, le procureur du Roi de Liège, Philippe Dulieu, confirme notre information mais ne souhaite pas s’étendre sur un dossier qui vient d’arriver à l’instruction. Et, rappelons-le, Victor Hissel est présumé innocent.
En publiant à 9h16, le 23 mars 2016, cet article sur leur site, les rédacteurs de Sud-Presse avaient ajouté une vidéo tournée au moment où Victor Hissel avait été, en première instance, radié du Barreau de Liège. Or, en Appel à Bruxelles, il fut simplement suspendu pour un an, avec un sursis probatoire de 6 mois.(voir Victor Hissel : fin de saga ?)
Pourquoi faut-il que les journalistes soufflent dans le même sens que le milieu judiciaire liégeois qui depuis plusieurs années voudrait absolument voir Victor Hissel radié à vie ?
Cette outrance suscita l’indignation du conseil de Victor Hissel , Me Masset, qui envoya à Sud-Presse un communiqué cinglant:
En ma qualité d’avocat de Victor Hissel, j’affirme que les informations publiées par La Meuse.be ce mercredi matin sont inexactes.
Victor Hissel n’a pas été remis en liberté sous la condition de se faire soigner.
Mon client fréquente la piscine d’Herstal depuis 20 ans, sans le moindre incident quelconque. La seule et unique plainte déposée l’a été ce dimanche par une dame de 26 ans pour un fait d’attouchement, sous l’eau, qui n’a pas eu lieu ; mon client nie avec force.
Mon client a dû précédemment repousser le père de cette dame parce que ce père nageait sous l’eau avec des palmes et avait heurté mon client ; ce père s’était déjà fait rappeler à l’ordre par un maître nageur. Le père et le frère de cette dame, entendus par la police, n’ont été témoins de rien du tout. Un ami de mon client qui nage également à cette piscine et qui a été entendu par la police, n’a été témoin de rien. Les maîtres nageurs, présents pour surveiller les nageurs, n’ont rien confirmé contre mon client mais ont dû calmer ce père qui faisait de l’esclandre ; ils n’ont jamais dû faire la moindre remarque à mon client. La plainte de cette femme de 26 ans et de son père est une plainte malveillante pour empêcher mon client de fréquenter cette piscine. Mon client a déjà déposé plainte pour calomnie contre ces personnes et pour menaces de mort proférées par ce père. En tant qu’avocat, je ne peux que m’étonner de l’exceptionnelle rapidité et de la violence d’intervention des autorités judiciaires pour un fait d’attouchement, contesté et sans témoins, qui aurait été commis sous l’eau envers une personne majeure. Le traitement judiciaire réservé à l’avocat Victor Hissel est dérangeant et entraîne une publicité médiatique non recherchée par l’avocat Hissel.
Une autre allégation du journaliste était celle-ci :
Il dérange.
Mais voilà, Victor Hissel, tout le monde le connaît. Son passé aussi… Il dérange et sa seule présence met parfois les personnes mal à l’aise. Sa « technique » est simple. Il suit ou croise des nageuses dans le bassin et leur touche les parties intimes en effectuant de grands gestes. Il prétexte, ensuite, une certaine maladresse pour expliquer ce contact physique.
(c’est moi qui souligne)
Pourquoi ce journaliste veut-il faire croire au lecteur que, ce que prétend, sans preuve, une seule plaignante, est une habitude chez Victor Hissel, alors qu’il ne s’est jamais rien passé en vingt ans qu’il fréquente cette piscine ? Soucieux d’une presse de qualité – sans calomnies- j’ai porté plainte également au CDJ en ce qui concerne ce paragraphe. Comme le journaliste a prétendu au CDJ qu’il se basait sur plusieurs sources (?), sans les divulguer, le CDJ répond dans son avis :
le CDJ retient qu’en ne mentionnant pas dans l’article que cette information, susceptible de stigmatiser la personne incriminée, reposait sur de telles sources, le journaliste donne le sentiment de poser comme établi un fait mettant en cause la personne évoquée. Le CDJ relève qu’il ne fallait pour ce faire pas nécessairement nommer ces sources.
Un renvoi général (« selon certaines sources » par exemple) suffisait. L’article 1 du Code de déontologie prévoit que les journalistes mentionnent les sources de leurs informations dans la mesure du possible et pour autant que ce soit pertinent. Il n’a dans le cas d’espèce pas été respecté.
Or le problème des sources de ce journaliste se pose pesamment , car il n’y jamais eu d’autres plaintes !
Les enquêteurs le signalent d’ailleurs.
PRO JUSTITIA PV n°.: JU 002321/16 du20/03/2016 (Extrait)
Renseignements :
Nous effectuons une recherche via notre terminal infornatique dans nos modules traitement et information sans obtenir de rétroacte à la piscine communale de Herstal quant à Maitre HISSEL ou des faits d’attentats à la pudeur.
Si l’on se rend compte que le journaliste tient ses informations à partir du contact qu’il a eu avec le Procureur du Roi, Philippe Dulieu, (.23 mars 2016. 9h16…. »Contacté par téléphone, le procureur du Roi de Liège, Philippe Dulieu, confirme notre information… ».) on comprend mieux pourquoi le journaliste se targue de pouvoir invoquer des témoignages.
En effet la 1ère Substitut, quand elle écrit son réquisitoire de Mise à l’Instruction, avertit le juge en ces termes :
J’attire votre attention sur la déclaration du frère qui a reçu les confidences d’un des maître-nageur
qui lui a confié que ce n’est pas la première fois que l’intéressé agit de la sorte
et qu’il faisait l’objet de soupçons de leur part.
FAUX !
Le fait que ce ne soit pas le frère, mais le père de la plaignante qui l’aie dit dans son audition n’empêche pas que l’information soit FAUSSE. Car aucun des deux maîtres nageur ne le dit lorsqu’ils sont entendus.
Interrogés par les enquêteurs fédéraux, aucun des deux maîtres-nageurs, qui auraient pu parler au père, ne dit cela. Bien au contraire l’un dit même ceci :
S.I.: Des clients sont déjà venus me trouver pour savoir si monsieur HlSSEL avait le droit de venir à la piscine. Aucun client n’est jamais venu me trouver pour se plaindre des faits et comportements de monsieur HISSEL. Les personnes qui sont venues me trouver pour savoir si monsieur HISSEL pouvait être présent, se renseignait surtout par rapport aux antécédents judiciaires de monsieur HISSEL.
Quand à l’autre maître-nageur, il dit aux mêmes enquêteurs :
Dans l’entourage de la piscine, mes collègues m’ont demandé de faire attention à Monsieur HISSEL lorsqu’il vient nager, ce que je fais avec lui, comme je le fais avec tout le monde en général. Il s’agit de quelqu’un de très correct qui dit toujours bien bonjour. Je ne discute pas spécialement avec et je n’ai jamais du intervenir à son sujet lorsqu’il venait à la piscine.
Cela en dit long sur la validité du témoignage du père de la plaignante. Sans doute partageait-t’il, lui aussi, le vif désir de voir Victor Hissel écarté de la piscine ?
Evidemment, de suggérer aux lecteurs que Victor Hissel faisait une habitude de ce qui lui est reproché dans des allégations qu’il nie fermement, cela permet de combler un vide puisqu’il ne se passe jamais rien lorsque Victor Hissel vient à la piscine. Or tout d’un coup il est accusé par une seule femme d’avoir eu deux fois des geste vis-à-vis d’elle seule, à un an et demi d’intervalle. Victor Hissel serait-il obsédé par elle ? ou le contraire !
J. Dessart
(à suivre)
[i] La mise à l’instruction déclenche la procédure pénale qui passe par la Chambre du Conseil, éventuellement la Chambre des Mises en Accusation, et aboutit à la Correctionnelle.
[ii] Voici l’intégralité de cette déposition PV INITIAL 002321/16


Merci pour publication de ce awesome article. Je suis un lecteur de longue date, mais je n’ai
jamais été contraint de laisser un commentaire.
Je me suis abonné à votre blog et partagé ce sur mon Facebook.
Merci encore pour une grande post!
Pingback: CE 21 JUIN PROCHAIN, EN CORRECTIONNELLE : Audience du procès de Victor Hissel pour attentat à la pudeur | «VICTOR HISSEL SAGA
Bonjour, je comprends très bien votre désarroi ayant vécu la même injustice avec mon fils qui à été condamné à 8 ans de prison plus 10 ans pour violences conjugales, le juge et le procureur n’ont même pas lu son dossier et ont ajouté des choses dont il n’était pas coupables à cause de madame Wauters qui a écrit des choses fausses (dans son torchon appelée La Meuse) dont j’ai la preuve et que le juge et le procureur n’ont même pas regardé qui étaient ajoutées au dossier. Je voudrais bien faire un geste mais je voudrais que l’on m’aide à faire éclater la vérité sur mon fils aussi.
Bien à vous et bon courage.
Madame Michels.
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Je pense, en effet, qu’il y a beaucoup de perméabilité dans les relations entre la presse liégeoise et la justice liégeoise, alors que l’on pourrait s’attendre à plus d’indépendance et d’esprit critique.
Et l’on pourrait se poser la question : laquelle instrumentalise l’autre ?
Le combat pour une presse de qualité semble indissociable du combat pour une justice de qualité!